Indochine

La première vision connue de l’Indochine par l’Occident
Ibn Khurdadhbih, géographe arabo-persan du milieu du IXe siècle
«En quittant l’île de Tiyuma [Tioman, côte est du sud de la Malaisie], qui produit du bois d’aloès et du camphre, on atteint en cinq journées le pays de Qmar [la région de Saigon, alors contrôlée par les Khmers] qui produit du bois d’aloès et du riz. Du pays de Qmar à celui de Sanf [Champa, région d’Indrapura, vers l’actuel port de Hoi-han, au sud de Da-nang] on suit la côte pendant trois jours. Le bois d’aloès de Sanf est de qualité supérieure, car il coule dans l’eau. On trouve également à Sanf du bétail et des buffles. De Sanf à Luqin [Lung-pien, avant-p>ort d’Hanoi], qui est la première ville de Chine, il faut compter une centaine de parasang [unité mesurant quelque 6 km], que ce soit par voie de terre ou par voie de mer.»
La première «synthèse européenne» sur l’Indochine
Camoens, Les Lusiades, chapitre X, CXXVI s., 1572
«Dans cette contrée sont établies plusieurs nations, dont les noms sont aussi bizarres qu’inconnus : les habitants du Laos, nombreux et puissants ; […] remarque aussi le Cambodge, arrosé par le fleuve Mékong […]; les peuples qui le voient couler sont si ignorants et si grossiers, qu’ils prêtent à tous les animaux, quels qu’ils soient, la faculté de jouir ou de souffrir après leur mort […]. Vois-tu cette côte du Champa, dont les forêts produisent un bois odorant? Vois-tu la Cochincbine peu renommée et la baie incon¬nue d’Annam? [en réalité le Tonkin].»

L’Indochine
PROBLEMATIQUES ET REPERES
Présenter l’Indochine est un exercice acrobatique car, si cette région doit bien être conçue comme un ensemble pertinent, ainsi qu’en témoigne, à son modeste niveau, la substance matérielle de cet ouvrage, elle est surtout la complexité même.
Notre objectif sera donc, au fil d’une pérégrination idéale de l’espace indochinois, tout à la fois, de redéfinir les images unitaires simplistes et vagues qui trament çà et là – à commencer par celle des «Indochinois» entendus comme une authentique «nationalité» – et de conduire le lecteur à la découverte d’une complexité physique et humaine. Ce n’est que par l’entremise de cette «géo¬graphie culturelle», retrouvée au fil de l’analyse des régions et des sites – et surtout par celle de ses rémanences – que le voyageur pourra apprécier, sentir et enfin comprendre.
Ajoutons d’emblée que notre choix de clarification passe par le souci de mettre l’accent, derrière la diversité des Cambodge et Laos, sur leur unité, et inversement de faire apparaître la variété sous-jacente de la réalité vietnamienne.

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