Les sites khmers

L’essentiel des sites khmers est concentré au nord des Quatre- Bras et du Tonlé Sap pour deux raisons. Premièrement, les Khmers ont mis au point leurs techniques hydrauliques – en même temps qu’ils développaient l’art de la construction en dur – au fur et à mesure qu’ils descendaient le long du Mékong depuis le sud du Laos dès la région du Vat Phu (voir la partie sur le Laos). Deuxièmement, cette technique peut s’appliquer de manière privilégiée sur les rivières issues des Dangraêks.
Notre présentation des sites khmers sera donc à la fois géographique et chronologique, d’est en ouest.

1. QUELQUES SITES DANS LA VALLÉE DU MÉKONG AU NORD DE KRATIÉ
Un premier noyau de sites khmers (Vie au Ville s.) se trouve donc sur le Mékong, sensiblement en aval des chutes de Khon, entre Stung Treng (670 km de la mer) et Kratié (540 km de la mer) : sur 130 km, on dénombre, une demi-douzaine de sites, dont celui de la capitale d’un des principaux royaumes khmers, Cambhupura, alias Sambaur du Mékong. Ces sites présentent plus d’intérêt archéologique que de valeur touristique, en dehors de quelques- uns d’entre eux, reconstruits à des dates ultérieures, mais qui, actuellement, restent inaccessibles. On rapportera cependant à propos de cette région deux faits d’ethnographie historique qui en soulignent l’importance :
SAMBOK .- A 15 km en amont de Kratié, on verra la pagode de Sambok. S’y effectuaient entre les envoyés de la Cour cambodgienne et les envoyés des fameux chefs montagnards Jaraïs, les échanges symboliques. Ainsi, les Cambodgiens ravivaient leur pacte avec les descendants des anciens maîtres du sol, selon un contrat moral datant peut-être de l’époque où les Chams contrôlaient la région avant que les Khmers ne s’en emparent. Peut-être même s’agissait- il de la réitération d’anciens contrats proto-historiques de légitimation des pouvoirs comme ceux dont on peut supposer qu’ils étaient matérialisés par les remises de tambours de bronze.

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SAMBAUR DU MEKONG : A 25 km en amont de Sambok, on tombe sur Sambaur du Mékong dont le rôle symbolique de gardien, de matrice et de refuge de la royauté cambodgienne est matérialisé par un grand stûpa royal. Souvent d’ailleurs, au cours de l’histoire, les princes vaincus vinrent se replier dans cette région qui apparaît ainsi, depuis plus d’un millénaire, comme un des hauts lieux de la khméritude. On retiendra, anecdotiquement il est vrai, car on peut trouver à cela bien d’autres explications, que lors de la dernière guerre entre Républicains et Communistes, la première province à avoir été «libérée» par les Communistes fut celle qui administre cette région, la province de Kratié.
Au-delà de Kratié, du côté de la rive gauche du Mékong, on est aux portes des provinces de Ratanakiri et de Mondolkiri, occupées par ceux que les Khmers appelaient traditionnellement des Phnongs «Sauvages», pour l’essentiel, des tribaux, leurs cousins. L’amateur de nature sauvage y trouvera son bonheur, d’autant plus que Stung Treng constitue véritablement le bout du monde : la route s’y arrête en effet, devant l’impressionnante rivière de la Sré Pok. S’il obtient que le bac la lui fasse franchir, le promeneur est seul, au milieu de la foret, jusqu’à ce qu’il rencontre enfin les premiers villages du Laos, à plusieurs dizaines de kilomètres.

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