STRUCTURE GÉOGRAPHIQUE DE L’INDOCHINE

UNE DOUBLE SYMETRIE DISSOCIEE, CULTURELLE ET GEOGRAPHIQUE
Etant donné la façon dont la Péninsule s’articule par rapport au continent asiatique, les éléments qui la composent n’entrent pas de façon identique en résonance avec les mondes indiens et chinois.
– Du côté de l’Inde, l’espace continental est en quelque sorte verrouillé. L’Inde ne peut accéder directement à l’Asie du Sud-Est péninsulaire, ainsi que le prouve déjà sa difficulté à pénétrer l’Assam. Dans les faits, le contact avec l’Inde ne s’effectue que par mer, à partir des côtes de l’Inde orientale.

Inversement, du côté de la Chine, il n’existe pas de réelle barrière physique. lu Péninsule s’enclave si bien dans la Chine du Sud que les régions du Kwangdong, du Kwangsi et du Tonkin ont été des pièces constitutives de l’Empire chinois. La Cordillère annamitique, loin d’être seulement une vague zone de conver-gence entre monde indianisé et monde sinisé, est devenue la frontière de l’Empire chinois.

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Ainsi, quand l’Indochine du Cambodge, du Laos et du Viêt- nam, en tant que telle, est bien axée sur la Cordillère annamitique, la logique géopolitique des espaces qui la composent est d’une autre nature, puisque ceux-ci sont centrés plus à l’ouest, sur le Mékong. Par conséquent, l’intelligence de l’Indochine, en tant que dualité culturelle suppose que soit pris en compte, au moins à titre heuristique, l’espace complémentaire «thaïlandais». De fait, avec ses provinces du Nord-Est, il achève l’unité du bassin du Mékong, tandis que, avec ses provinces de la basse vallée de la Ménam, il explicite, par symétrie, le sens réel du rôle du Tonkin. Il faut donc aborder l’Indochine en allant à la découverte de son soubasse¬ment géographique, à partir de cette ligne axiale que constitue le Mékong.

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